PAKADJUMA : un monde parallèle dans la ville de Kinshasa

PAKADJUMA : un monde parallèle dans la ville de Kinshasa

Au centre de la ville de kinshasa, la  capitale de la république démocratique du congo, se trouve une facette appelée pakadjuma, au quelle règne la prostitution, le proxénétisme, le vol, le viol, la consommation de stupéfiant, alcool et toutes sortes des drogues, du chanvre indien a la cocaïne etc…, ce sont les lots quotidiens des habitants de  pakadjuma.

« Je fais des rapports sexuels non protégés à 500 Francs Congolais… » (Solange). Pakadjuma, un monde à  part, une communauté des marginaux « Ici, la vie est dure », déclare Solange Mboyo. Elle a  20 ans, une résidente que nous avons rencontrée sur place. La louloute au visage ovale, les yeux verts-clairs, un petit nez au dessus d’une entaille naturelle entre les dents supérieures, tatoue rose sur l’épaule gauche,  … assise devant son étable d’alcool frelaté et des whiskies de contre bande venus d’Angola et d’une panoplie des mixtures multicolores issues des usines d’indo-pakistanais disséminées a Kingabwa, et communément  appelés « Zododo », Solange raconte dans les détails sa mésaventure.

Comment s’est-elle  retrouvée à Pakadjuma : « Je suis originaire de Basankusu je venais à Kinshasa pour vendre les poissons et du gibier. Ne connaissant personne  à Kinshasa, je passais mon séjour au port de Baramoto jusqu’au jour où nous avons été chassé de là par la force navale ; ne sachant où aller je me suis retrouver dans les bras de  Ya Makasi un jeune docker qui faisait la manutention au port et c’est lui qui m’a amené ici et je suis devenue sa femme. Comme il me battait chaque fois qu’il me surprenait en causeries avec un autre homme, j’ai rompu avec lui et je suis avec un autre chéri…. » Solange nous a révélé avoir eu des rapports sexuels à la sauvette avec plusieurs partenaires par jour moyennant 2000fc (protégés) et  quelques rare fois 5000fc (rapport non protégés)

Pakadjuma est une de nombreuses facettes de Kinshasa, la mégapole de 14 millions d’habitants.

Hormis ses larges avenues où coule des flots des voitures, des motards qui zigzaguent entre des piétons qui se disputent la chaussée, ses terrasses et boites de nuit d’ou sortent des milliers de décibels des les crépuscules du soleil, Kinshasa avec ses décharges relais le long de certaines artères principales possède également des ilots aux visages épouvantables des favelas brésiliens.  Pakadjuma en est l’illustration représentative de grande valeur.

Est le nom de ce célèbre bidonville immortalisé par certains chantres Congolais, non loin de l’Institut de techniques appliquées (Ista). Dressé au coin des avenues du Militant et des Poids lourds à côté du déversoir des camions qui vident les fosses sceptiques ,une série des taudis en tôles ondulées, en préfabriqués et autres matériaux de récupération héberge des milliers des personnes : hommes ,femmes, enfants jeunes et vieux qui vivent dans des conditions inhumaines sans latrines ni eau courante autour d’une grande tente qui sert d’hôpital et centre d’hébergement des malades de choléra planté par Msf;une épidémie qui s’est déclaré plus d’une fois dans ce ghetto. La population de Pakadjuma est constituée des anciens déguerpis du site Bribano qui ont refusé de prendre possession des lopins de terre leur accordé par la municipalité vers les années 1994, les voyageurs  et commerçants ambulants sur la flottille qui vogue sur le fleuve en provenance de l’ancienne province de l’Equateur.

La population de Pakadjuma constituée à 90 pourcent des ressortissants de l’Equateur et 10 pourcent de désœuvrés et enfants en rupture avec la famille s’adonne allégrement à tout ce qui est prohibé notamment la prostitution, le proxénétisme, le vol, la vente de l’alcool et de toutes sortes des drogues allant du chanvre indien aux drogues fortes, le tout dans des conditions épouvantables. Les enfants de Pakadjuma ne fréquentent  l’école, non seulement les parents n’ont pas des revenus suffisants pour le faire.  Glodi Ependa un jeune d’environ trente ans au corps bradé des cicatrices  que nous avions rencontré devant l’étable de Solange entrain d’ingurgiter de petits verres de « zododo » ou « d’ Agene » ( alcool indigène dont raffole les ressortissants de l’ ancien Equateur )nous a avoué s’adonner de temps à autre au vol à la tire pendant les embouteillages qui sont fréquents sur ce tronçon  à hauteur du concessionnaire des véhicules Toyota et Nissan « Usine Cfao  «  jusqu’au niveau de British American Tumbacco « B.A.T », avoir eu souvent des rapports sexuels non protégés  et quelquefois mal protégés avec des sachets d’emballage en plastique.

Agé de 12 ans, Girasse  Eyeli un jeune garçon que nous avons rencontré sur l’avenue des Poids Lourds est résident à Pakadjuma et ne va pas à l’école, chaque matin il va à sa carrière situé devant la paroisse Kimbanguiste à côté du campement de la force navale où il casse la pierre du matin au soir pour en faire des concassés. Giresse nous a révélé comment il procède pour obtenir le gros moellon qu’il va s’efforcer a casser , et en  faire des tas qu’il vend à des gens qui construisent ; à la tombée de la nuit il rode dans le quartier et vole dans les chantiers non gardés qui pullulent dans les alentours une ou deux pierres qu’il ramène prés de son lieu de travail Situé en plein centre de Kinshasa au quartier de la Funa,le bidonville de Pakadjuma est un territoire où la lois est absente, ilot d’insécurité  les agents de l’ordre n’osent s’aventurer et une bombe à retardement  où les épidémies se déclarent  régulièrement ,le VIH/sida y est logé sans doute au regard de ce que l’on y mène comme habitudes sexuelles . Pakadjuma doit être rasé de la surface urbaine et ses habitants relogés sur un nouvel site. Romain N.( octobre 2017)

Kinshasa croule sous les immondices : ici ca pue et là-bas ?

Une décharge publique à ciel ouvert.

Au croisement des avenues des Huileries et Kongolo dans la commune de Kinshasa :une montagne d’immondices traine par là depuis deux semaines ;des charretiers et des ménagères ramenant des sacs d’ordures s’apprêtent à balancer sur le tas leurs charges ;les habitants du quartier et ceux qui fréquentent au quotidien cette voie principale pour accéder au centre des affaires subissent les odeurs pestilentiennes que dégagent cette pourriture qui a fait fuir les visiteurs des hôtels aux alentours ( Everest Hôtel ,Hôtel Kabe de Luxe ,Restaurant Paradise…)

Ce paysage inimaginable dans la ville capitale se retrouve non loin de là sur l’avenue du Commerce ,à quelques encablures de l’hôtel de ville, sur la place de l’indépendance prés de la gare ferroviaire   pas très loin de la Paroisse Ste Anne à la Gombe, sur l’avenue Mont des Arts à proximité de la résidence du gouverneur de la ville  .Les avenues de l’Université et Bongolo au niveau de Kauka, tout le long du boulevard Lumumba au niveau des Masina à coté de la cloture de l’hopital « Biamba Marie Mutombo  du célèbre DIKEMBE MUTOMBO ancienne star de la NBA, et Kimbaseke à l’entrée de la route Mokali se rétrécissent à cause des immondices que l’on jette tout le long de ce prestigieux voie d’accès par des vendeurs et vendeuses des marchés pirates et des riverains qui  ne savent quoi faire de leurs ordures si ce n’est de le jeter dans la rue, dans les caniveaux non couverts qui sont la spécialité de Kinshasa ….

La gestion des ordures dans la ville de Kinshasa est un véritable casse tête pour  les autorités urbaines  après le départ de l’Union Européenne qui à travers son programme d’assainissement en sigle « Parau » avait construit et gérait rationnellement l’évacuation des immondices jusqu’à la décharge publique dans la périphérie de Mpasa à l’Est Kinshasa …. Dont, les efforts sont anéantis par des agents et des collaborateurs véreux.

 

 

    

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